Préparation à la RAF 2026
Préparation à la RAF 2026


RAF Test #2 - 300km vers Savona

C’était le deuxième vrai gros test d’endurance, et en ces températures encore un peu hivernale on ne peut que faire du bord de mer (surtout la nuit)!

Pour ce 300km, j’ai choisi d’aller en Italie aussi loin que possible! Comme ça, impossible de couper pour rentrer plus vite.

Equipement

Comme pour le 200km, le but était de me familiariser avec le setup de course, et donc faire comme si je partais pour la vraie: poids complet.

Je pensais qu’avec deux sacoche de cadre (au dessus et dessous) ainsi que la sacoche de selle cela suffirait, mais j’ai dû rajouter la petite sacoche de cadre pour faire le plein de gels. J’ai conservé le petit porte-gourde de guidon en mode fourre-tout.

Je suis parti avec un change complet chaud (pour la nuit), batterie, câbles, chargeurs, etc… J’ai vraiment pas tout utilisé car trop court, mais pas grave.

Déroulement et ressenti

Je suis parti en mode été, les températures étant annoncées comme vraiment bonnes dans la journée: sous-maillot technique léger, maillot été, casquette et tour de cou, manches, jambières et couvre-chaussures de mi-saison. Un coupe-vent pour completer le tout.

Départ à 6h avec 1h30 avant le lever du soleil (et une belle vue sur la Corse!), sachant que le début serait la côte de la frontière du haut, plus gros dénivelé de la sortie. J’étais sec et j’avais légèrement froid, ce qui m’a permis de rester sec.

Arrivé à Alassio sans encombre (75km), je n’étais presque pas mouillé; je me suis découvert jambes, bras et gants pour rester comme ça jusqu’à environ 16h, au moment où le soleil a commencé à se coucher. Il faisait vraiment bon au soleil.

Le reste de l’aller s’est bien passé, et je suis arrivé à 150km pour un déjeuner panini + ice tea. J’ai consommé 5 gels, deux gourdes chargées, et deux mini-sandwich pour environ 250g de carbs… Je pensais avoir assez mangé à ce moment-là, mais après presque 7h, cela faisait 35g par heure, ce qui était insuffisant. Il aurait surement fallu prendre au minimum 15g de plus par heure.

Sur le retour (moment pas glamour), j’ai dû faire l’appoint en “patacul”, l’assise devenant désagréable. A 16h et 215km, le soleil disparait derrière Alassio, et je commence à avoir froid en mode été (normal, on est en février me direz-vous). Je me recouvre comme le matin, pas plus pas moins, et recommence à pédaler.

… Et c’est là que les choses ont commencé à partir en vrille. Une fois la côte de Alassio passée, le soleil n’était pas encore couché derrière, et j’ai dû faire les 3 montées des “Capo” au soleil, avec le coupe-vent. Autant dire que j’ai du pas mal transpirer dans ma sensation de bien-être!

Une fois arrivé à Imperia (240km) et sur la cyclable, j’ai commencé à perdre la puissance. Impossible de pédaler efficacement, tout indiquait que je commençais à manquer des carbs! Sauf que voila, j’ai vu la nuit arriver (alors que j’étais équipé pour!), et je revenais sur la partie que je connais par cœur… Au lieu de m’arrêter, manger tranquillement, me rendre compte que j’étais trempé et me changer, j’ai mangé beaucoup d’un coup, y compris un gel concentré de 60g de carbs qui m’a complètement écoeuré!

Résultat: de mauvaises sensations sur la fin, la côte de Vintimille au ralenti, avec la gerbe et en grelotant.

Arrivée à 21h, gelé mais pas entièrement mort! Victoire!

Niveau douleur, je n’ai pas eu comme sur le 200km des douleurs aux mains, sûrement grâce aux changements réguliers de position et à un meilleur gainage; pas de douleur non plus au niveau des jambes et des fessiers, et une entre-jambe presque intacte de brulure. Par contre j’ai déclenché une douleur au tendon d’achille, celui opéré. ChatGPT me dit que c’est sûrement à cause de la dégradation de mon pédalage sur la fin, à compenser pour le manque de jus et moins bien tourner les jambes.

Conclusion

Au final c’est fait, et j’aimerais dire que ce n’est plus à faire… Sauf que j’ai encore fait pas mal d’erreurs, et qu’il vaudra mieux les règler avant le jour J.

Clairement, l’alimentation a été le point négatif, ou du moins la plus grosse marge de progression. Je dois manger plus, plus souvent et régulièrement.

Au niveau hydratation, j’ai pissé 3 fois, et je ne me sentais pas déhydraté, mais il faut mettre aussi ça sur le compte du froid: il faudra BEAUCOUP plus boire en Juin…

A bien travailler aussi: la tenue et les changements de température: la limite pour “avoir juste assez froid pour ne pas suer comme un porc” est dure à trouver: trop couvert et on est trempé, pas assez et on part direct en tremblements… Il faudra prendre le temps de couvrir / découvrir, même si ça veut dire s’arrêter 10 fois. Une fois trempé ou gelé c’est trop tard.

Tout n’est pas négatif, loin de là! J’arrive à finir, dans un temps certes moyen mais pas non plus totalement pourri pour une première (et je dors mal à cause du boulot). Je fini sans grosse douleur ou sensation de “bout du rouleau” (à part cette douleur à la cheville).

Les sacoches ont fait le taff, je rajouterai sûrement une deuxième sacoche à bidon fourre-tout sur le cadre pour plus de bouffe ou une éventuelle 3ème gourde, à voir.

Les lumières que je viens d’acheter sont vraiment bien, je vais racheter une deuxième lampe arrière par sécurité (mon ancienne commence à avoir une mauvaise autonomie).

Prochain test: soit la Course Mercan’tour Peille Madone début Mars, soit un test avec beaucoup de dénivelé (genre les Zinzins du Turini).

Ce qui est sûr: il y a encore du boulot, mais c’est pas non plus ridicule!

En attendant: on renforce tout et on sort progressivement de l’hiver.

  • Article published on 2026-02-21
  • Photos taken on 2026-02-21
  • Type: Endurance

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